Zombie

Posté par Dame Charlotte 28 May, 2006 dans HaĂŻkus

Pâle et droite comme la mort
Elle tend une main décharnée
Vers cette lune impitoyable

(pas de commentaire)

Qui va Ă  la chasse perd sa place

Posté par Dame Charlotte 28 May, 2006 dans HaĂŻkus

Tout endormie je me lève
Et reviens poser mon fessier
Sur mon chat juste débarqué

(pas de commentaire)

L’HOMME QUI RENCONTRA LES FÉES

Posté par Dame Charlotte 27 May, 2006 dans Poèmes

Il y a longtemps, lors de mes débuts sur le web je suis tombée sur ce site, Le journal des Fées, et cela m’a inspiré le texte qui suit…

C’était un après-midi orageux sombre et humide
Et je voyais les épais nuages rouler vers le hameau.
J’étais essoufflé par ma promenade et à mi-chemin de la maison
Lorsque je décidai de m’abriter sous un chêne vieux et solide,
Le seul arbre qui pouvait me protéger de l’orage imminent,
Et je m’assis entre un buisson d’aubépine et le noble arbre.

Un éclair déchira le ciel et une lourde pluie commença à tomber.
Rester sous un arbre durant un orage n’était pas la meilleure idée
Mais c’était le seul moyen d’empêcher mon vieux corps fragile d’être trempé.
À présent il pleuvait à torrents et je ne voyais pas loin,
Les éclairs zébraient le ciel de lumières bleues et blanches,
L’épais feuillage du chêne était un bon bouclier contre la pluie.

Mais soudain mon attention fut attirée par une étrange petite lumière.
À première vue j’ai pensé que c’était une sorte de feu follet
Mais la lueur était douce et éthérée comme un étrange brouillard bleu.
Le singulier petit embrasement semblait ne pas être affecté par la pluie.
J’étais si déconcerté que je fis un pas vers la lueur malgré l’averse :
Ce que je vis à ce moment-là était comme un pur miracle.

Lorsque je réalisai ce qui était devant mes yeux au beau milieu de l’herbe,
Je sus que ma vie allait changer pour de bon d’une manière ou d’une autre.
Dansant et virevoltant entre le chêne et le buisson d’aubépine
Une douzaine de petite créatures fines chantaient et riaient.
J’oubliai le tonnerre et pus entendre piailler leur voix singulière,
Leurs corps minuscules dansaient en rond autour d’un jeune lapin.

Je décidai de jeter un œil et l’animal s’échappa rapidement.
Ma vision était beaucoup plus étonnante que mes rêves les plus réalistes,
Les créatures étaient si gracieuses avec leurs membres longs et fins,
Leurs dos lisses et translucides étaient ornés d’ailes bleutées.
Elles étaient enveloppées d’une brume bleue et dansaient toujours.
Soudain elles s’arrêtèrent et me regardèrent avec un sourire dubitatif.

Je fus si surpris que je fis un pas en arrière et tombai dans l’herbe.
Les créatures rirent d’une manière étrange mais tout à fait gentiment,
J’étais alors à genoux devant ces troublantes petites femmes,
J’étais au comble de la stupéfaction lorsque l’une d’elles voleta vers moi.
À ce moment précis j’entendis la voix la plus envoûtante du monde
Pénétrer mon âme en disant « tu es l’homme qui rencontra les fées ».

(pas de commentaire)

L’albatros

Posté par Dame Charlotte 21 May, 2006 dans HaĂŻkus

L’albatros majestueux
Tournoya au-dessus de moi
Pour mieux me parer de son guano

(pas de commentaire)

Le rhume

Posté par Dame Charlotte 21 May, 2006 dans HaĂŻkus

Je connais bien aussi
Les naseaux bouchés
Et la morve au nez

(pas de commentaire)

Plaisir

Posté par Dame Charlotte 18 May, 2006 dans HaĂŻkus

Je caresse ma chatte
Et tandis que je la titille
Je la découvre drôlement velue

(inspiré lors d’une séance de massage des coussinets, d’où émergent des tas de touffes de poils, à quoi pensiez-vous ?!.)

(pas de commentaire)

La fontaine

Posté par Dame Charlotte 4 May, 2006 dans Poèmes

Au coucher du soleil vint l’angoisse,
Mordante et profonde comme la mort.
La liberté s’offrait à moi,
Mais cette lune claire et muette
M’en montra plus que ce que vit mon âme.

Aveuglé par l’amour mon cœur
Ne perçut pas l’évidence,
Il la refoula avec force et démesure,
Sans plus de crainte que de doute.
Le matin approcha et je m’éveillai avec joie.

Aujourd’hui j’allais la voir,
L’effigie de ma vie et de mon cœur,
Sa sœur jumelle de bronze et de mousse
Perdue au fin fond d’un labyrinthe,
Vestige de notre tendre attachement.

En plein midi mon cœur brûla
D’une passion inassouvie,
Ressuscitée par cette vision de soleil et d’eau.
La fontaine bouillonnait de souvenirs,
Aussi vaporeux qu’un rêve.

Le soleil ruisselait sur son corps de bronze
Et l’éclat de l’onde illumina
Son regard d’autrefois , doux et plein de vie.
Ses hanches rondes et charnues semblaient rouler
Sous cette cascade de soleil et d’eau.

Son sourire et ses yeux reprirent vie,
Et la chaleur m’envahit tout entier.
Mon corps se crispa Ă  la vue de cet ĂŞtre,
Miraculeux et immortel, fait de brume et de soleil,
Et le prodige m’enveloppa d’une fraîche douceur.

Le jardin s’évanouit sous une pluie fine
Et le bassin disparut dans le tourbillon du passé.
Le corps affaibli mais l’esprit vif et exalté
Je ne vis plus que cette créature d’eau,
Souriante et envoûtante comme mon unique amour.

La silhouette irréelle se mua en nuage,
Une bruine légère et captivante.
Attirée par un soleil radieux elle s’éleva dans les airs,
Et sans jamais la quitter du regard mon âme
S’échappa du corps sans vie étendu au pied de la fontaine…

(pas de commentaire)

Chercher


Navigation