Le hurlement silencieux

Posté par Dame Charlotte 18 October, 2007 dans Morceaux

Il entendit la porte se refermer lourdement derrière lui, sans autre bruit que celui d’un grincement lugubre ressemblant à un cri de corbeau blessé. Le refuge lui parut soudain minuscule dans la nuit, perdu dans cette forêt des temps futurs. Un ciel noirâtre et lourd régnait sur toute chose, et une odeur lancinante d’essence alourdissait l’atmosphère.
Les arbres d’acier obscurcissaient une nuit déjà opaque, mais ses yeux s’habituèrent vite, et il oublia les néons aveuglants de sa chambre. Ses poumons, atrophiés par l’air malsain de la cité durent pourtant s’emplir de cet oxygène piquant. Il se sentait serein et reposé, il pouvait donc sortir sans crainte, il avait chassé ses voix, une fois de plus.
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Protected: LE DOIGT DE L’ANGE

Posté par Dame Charlotte 30 April, 2007 dans Morceaux

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Protected: Madame rêve ? …

Posté par Dame Charlotte 29 April, 2007 dans Morceaux

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Le retour

Posté par Dame Charlotte 29 March, 2006 dans Morceaux

Ce qui sera peut-être le début d’une nouvelle, ou pas.


Il me semblait avoir dormi mille ans. La lune brillait de son éternel éclat, immuable dans cet océan de ténèbres, pur et sans étoile. Je m’éveillais l’esprit embrumé de souvenirs encore tellement réels et vivants que mon cœur me fit mal. Une voix d’homme, chaude et profonde hurlait. Esther !Ma poitrine frémit, mon corps entier se souvenait. Les blessures de l’ancien temps étaient toujours là. Je sentais le vent froid et âpre piquant ma peau, j’entendais la voix insistante de cet homme, m’appelant, et je pouvais sentir sa gorge se serrait, la peur l’envahir. Étendue au pied d’un cairn millénaire je me souvenais, l’odeur de terre emplissant mes poumons. Et toujours cette voix… Mon corps engourdi paraissait ne plus m’appartenir. Je tournai la tête avec difficulté, et ce que je vis me suffoqua d’effroi. Une pierre longue et plate, solidement plantée dans le sol me révéla la sinistre et paradoxale réalité…“À Esther Goodwell, que son repos soit paisible et mérité, ici et là-bas, maintenant et à jamais.”

(Ă  suivre ?)

(pas de commentaire)

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