The swan
Posté par Dame Charlotte 20 September, 2008 dans Poèmes

I used to be respected
I was beauty and pride
I lost my way through the light
And came into this empty world
Now I need a thought,
I crave for an innocent kiss
I need love to be alive…again
Texte & photo © Carole Rannou
(pas de commentaire)Petit hommage au chat
Posté par Dame Charlotte 2 May, 2008 dans Poèmes
Chat qui dort
Sur un bout de vieux tissu,
Une jambe de pyjama
Ou un coin de moquette.
Chat qui chasse
À l’affût de la mouche,
De l’oiseau ou d’une ombre
Quand il ne trouve pas de proie.
Chat qui joue
Saute et bondit,
Tel un petit diable fou
Partant à l’assaut de tout ce qui bouge.
Chat qui miaule
Pour se plaindre ou réclamer,
Ou pour nous avertir de sa présence
Au cas où on l’aurait oublié.
Chat qui se bagarre
Pédalant violemment des pattes arrières,
Écorchant son congénère
Au milieu d’un nuage de poils.
Chat qui mange
Tel un goinfre méthodique,
Avec grand bruit et du bout de la langue
Mais d’abord la sauce parce que c’est meilleur !
Chat qui se lave
En s’appliquant de sa langue rose et râpeuse
Et qui se frotte de sa patte souple et habile
Laissez-le donc il ne vous connaît plus
Chat qui parle
Mais ne demande rien,
Regardez ses yeux, écoutez donc sa voix !
C’est donc bien qu’il parle !
Chat qui aime
Et qui se frotte avec langueur,
Pour vous dire que vous êtes à lui
Mais aussi qu’il vous aime.
Car c’est lui qui vous choisit.
(pas de commentaire)Petite fée…
Posté par Dame Charlotte 24 March, 2008 dans Poèmes
Petite fée déploie ses ailes vibrantes dans l’air d’un songe,
D’un rêve aux mots de miel et aux couleurs d’arc-en-ciel.
Poussée par le souffle de ses idées furtives
Elle chavire dans la courbe accueillante d’une voyelle,
Puis se rattrape au sommet d’une fière consonne
Plantée droite dans une forêt de lettres grouillantes.
Petite fée grandit au fil des pages noircies de signes,
De pattes de mouches et de lignes tortueuses.
Emportée par l’élan de sa course
Elle tourbillonne à la poursuite d’une pensée timide,
D’une phrase à l’autre elle bondit pour attraper un mot
Espiègle et farceur qui n’est pas celui qu’elle croit !
Petite fée se pose sur un coin de page et ses ailes frissonnent,
La peau brillante de tant d’efforts elle s’étire de tout son long.
Le souffle court mais l’Å“il immense et rayonnant
Elle applaudit devant l’œuvre accomplie,
Sa voix imperceptible félicite l’auteur souriant et satisfait,
Mais inconscient de la visite de sa petite fée d’inspiration.
Drowning
Posté par Dame Charlotte 31 December, 2007 dans Poèmes
The sky everywhere
The sea in his head
Cold water in the air
No air in his blood
The beach seems so far away
People and friends are so distant
He feels lonely in the emptiness
Remorse and remembrance
Now the sea is everywhere
The sky is high above
And his spirit is moving fast and downwards
He wants to cry
Yet he doesn’t
He can still see the sun far above
It shines like his birth
The depth is approaching like his death
He’s reaching the white sand
Alone and still
His eyes blink
He can still see the sun
He sees his own body
Heavy and white against the seabed
His eyes wide open upon the death
The fool
Posté par Dame Charlotte 17 October, 2007 dans Poèmes
Black and deep was the night
White and soft was the sheet
An ominous moon was waning slowly in silence
Yet he was sleeping with a childlike innocence
His bed was a cradle for him
A warm and generous embrace
His room was his haven
Everything was quiet and cool
He was asleep when she came
Diaphanous and unreal
She took his hand without a word
He gave her a smile from the depth of his sleep
Her cherry lips against his chest
Her hand upon his crotch
His eyes were wide open
And he could smell her scent
Sulphur and ginger
He felt her hands on his body
And kissed her fleshy lips
She was upon him and he was in her
She gave a devilish grin to the moon
He had a tremor with a sigh
She laughed manically
He saw the light and knew the truth
He was alone and sad in the cold night
His sheet was wet with passion
The placid moon seemed to smile at him
She played with him and he played the game
Traduction => (more…)
(pas de commentaire)Le manteau noyé
Posté par Dame Charlotte 16 October, 2007 dans Poèmes
Un manteau noir affleure à la surface
Et une chair blême et gonflée absorbe
La froide obscurité des profondeurs.
Une chevelure sans fin tisse une toile d’ébène
Sur des flots noircis par une nuit sans lune.
Le souffle du ciel étoilé caresse la rivière
D’un imperceptible scintillement nocturne
Éphémère et voilé.
Un mouvement brusque perturbe le silence
De la forêt muette et opaque.
Des pas rapides et des craquements
Rendent à la nature une vie
Qui a fui, craintive et résignée.
Des ombres et des lumières agitent le sous-bois
D’une effervescence soudaine et oppressante.
Une angoisse pesante surgit sur la rive
Où hommes et bêtes se figent
Essoufflés et incrédules, face au fleuve.
Un cri et un nom éclatent au milieu des pleurs
Et des aboiements funestes.
Une bouche béante hurle en silence,
Un cÅ“ur s’effondre devant l’immobilité du manteau noyé.
The Voice
Posté par Dame Charlotte 29 June, 2007 dans Poèmes
Petit exercice linguistique
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In our painful memories there is a voice
An ancient one that imposed on us
Without our consent nor our invite
It came to us on a rainy night
Through the valleys and the seas
And from the age of fears
The red-haired woman was near us
She came and gave us her voice
We heard it clearly without seeing her
But we knew it was the creature
The devilish lover of the Death
Her paralysing voice burst in the air
A dreadful howl closed in on the hamlet
There was no reason for her scream
No one was dying but we heard it
Later when the war was over
We knew why the banshee came
Since then we are living in a town without a man
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traduction :
(more…)
Amies de loin…
Posté par Dame Charlotte 30 April, 2007 dans Poèmes
Au bout du monde en pays froid
Ou même plus près où il fait chaud.
Par avion ou bien le train
Par la pensée et le clavier
J’ai deux amies si loin de moi.
La chute
Posté par Dame Charlotte 26 April, 2007 dans Poèmes
Une goutte de pluie
Qui du haut du ciel poursuit sa chute
S’étonne de son voyage.
Elle partage la vitesse et l’air vif
Avec ses consoeurs qui l’entourent.
Dans cette immensité noire et bouillonnante
Quelque chose approche, grandiose et nouveau.
Des traces blanches crèvent son univers,
Un grondement encourage sa course.
Un tourbillon de vents et de bruits
Accompagne sa descente vers cette vaste
Étendue dont on ne voit pas le bout.
De plus en plus imposante
La surface approche et le ciel disparaît.
Un point noir s’élargit et l’espace se rétrécit
Un scintillement agite un air lourd et épais
Tandis que le vacarme de plus en plus lointain
Se dissout dans un abîme d’obscurité.
Le froid l’enveloppe brusquement et entièrement,
Diluée parmi ses semblables.
La chute vertigineuse d’une goutte de pluie
Dont le destin était au fond d’un puits.
Flux de pensée automatique
Posté par Dame Charlotte 25 April, 2007 dans Poèmes
Une image ou un mot
Dévale la pente sinueuse
Des synapses encombrées
De couleurs, d’impressions et d’odeurs.
Rivières de sons échevelés
Issus de cordes vocales virtuelles
Qui s’écoulent le long de la matière
À la fois grise et première.
La pensée nocturne s’insinue
Par-delà l’inconscient et mène une vie
De rêves bien plus colorés
Que les idées diurnes déjà évaporées.
Un concept peut naître de rien du tout
De quelques neurones enchevêtrés
Dans cette gelée grise et brillante,
Inerte dans sa cage d’os et de sang.
D’où cela vient-il ?
Du passé, du présent ?
Peut-être de l’avenir ?
En tous cas loin d’ici dans une autre sphère.